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Cardiologie : Plan Coeur (10 02 2016)

Question de sénateur et réponse ministérielle publiées le 4 février 2016 sur le site du Sénat (cliquer ici pour accéder au site du Sénat)

http://www.senat.fr/questions/base/2015/qSEQ150415935.html

 

Question écrite n° 15935 de Mme Patricia Schillinger (sénateur du Haut-Rhin)

 

Mme Patricia Schillinger attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur le livre blanc pour un plan cœur, remis par la fédération française de cardiologie à l'automne 2014. Chaque année, 147 000 Français meurent de maladies cardiovasculaires. Cela représente plus de 400 morts par jour. Dans l'hexagone, c'est la première cause de mortalité chez les femmes. Les maladies cardiovasculaires sont à l'origine de 10 % des séjours hospitaliers et constituent 30 % des affections de longue durée prises en charge par la caisse nationale d'assurance maladie. La fédération estime à 23,4 millions le nombre de morts liées à des maladies cardiovasculaires dans le monde en 2030.

 

Le livre blanc propose différentes actions qui s'articulent autour de sept axes principaux : mieux répondre à l'urgence, accompagner les cardiaques dans la réadaptation, lutter contre les inégalités dans la prise en charge, faciliter les démarches administratives des malades cardiaques congénitaux, se réinsérer après la maladie, développer une politique de recherche prioritaire en santé cardiovasculaire et améliorer les systèmes de prévention.

 

Par conséquent, elle souhaiterait savoir si le Gouvernement entend prendre certaines des mesures proposées dans le livre blanc pour un plan coeur afin de lutter contre ce fléau.

 

Réponse du Ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes

publiée dans le JO Sénat du 04/02/2016 - page 421

 

 

Le ministère chargé de la santé a encouragé la démarche des états généraux du cœur et accueilli avec intérêt les conclusions des travaux présentés à l'issue de cette large concertation. Malgré des progrès remarquables sur les quatre dernières décennies, les maladies cardio-vasculaires restent l'une des principales causes, avec les cancers, de mortalité et morbidité en France.

 

C'est pourquoi la mobilisation issue des états généraux du cœur contribue à redonner à ces pathologies et leurs déterminants une visibilité à hauteur du fardeau de ces maladies. Les axes proposés dans le livre blanc s'inscrivent dans les orientations de la stratégie nationale de santé.

 

En matière de prévention, il s'agit en particulier de mobiliser l'ensemble des acteurs dans une action vigoureuse sur les déterminants de santé que sont le tabagisme, l'alimentation déséquilibrée, la sédentarité et l'alcool, et d'autres facteurs de risques plus spécifiquement cardio-neuro-vasculaires. Des programmes tels que le programme national nutrition santé et le programme national de réduction du tabagisme contribuent à cette stratégie.

 

En matière d'organisation des soins, les nouvelles organisations contenues dans la loi de modernisation de notre système de santé, destinées à répondre aux défis des maladies chroniques, prendront bien évidemment en compte les risques et maladies cardiovasculaires.

 

Les aspects du « vivre avec » une maladie chronique, notamment via l'éducation thérapeutique du patient, participent à cette vision d'une approche intégrée de la prévention, de la prise en charge mais aussi de démocratie sanitaire, troisième axe de la stratégie nationale de santé, en développant l'expertise individuelle et collective des patients. Le ministère chargé de la santé entend donc s'approprier la dynamique de ces travaux en concertation avec ses auteurs.

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